L'essentiel en 5 points
- Six phases et dix-neuf critères de passage : la phase suivante s'ouvre sur des mesures atteintes, pas sur une date au calendrier.
- Cinquante-six mouvements guidés, chacun avec sa consigne d'exécution et les erreurs les plus fréquentes.
- Dix grandeurs mesurables, dont l'indice de symétrie entre le côté opéré et le côté sain, calculé automatiquement.
- Sept questionnaires validés en recherche clinique, dont l'ACL-RSI qui mesure la confiance au retour au sport.
- Un bilan imprimable à montrer en consultation, et un accès que vous ouvrez puis retirez vous-même à votre kiné.
Le plan de route : six phases, dix-neuf critères
L'écran d'accueil affiche une seule chose : la phase où vous êtes, et le nombre de critères déjà atteints sur le total de la phase. Le passage à la phase suivante est proposé quand les critères mesurés sont atteints, puis validé avec votre professionnel référent. Les fenêtres en semaines restent indicatives et ne déclenchent jamais un passage : elles rappellent seulement ce que le délai biologique impose malgré de bons chiffres.
| Phase | Ce qui se travaille | Fenêtre indicative | Critères |
|---|---|---|---|
| 1. Protection et récupération | Dégonfler, retrouver l'extension, réveiller le quadriceps | 0 à 2 semaines | 3 |
| 2. Amplitude et réveil musculaire | Récupérer la flexion, remuscler en douceur | 2 à 6 semaines | 4 |
| 3. Force et contrôle | Construire la force et le contrôle neuromusculaire | 6 à 16 semaines | 4 |
| 4. Course et pliométrie | Reprendre la course en ligne, sauter en contrôle | 16 à 26 semaines | 3 |
| 5. Pivot et réathlétisation | Changements de direction, gestes du sport | 26 à 39 semaines | 4 |
| 6. Retour au sport | Entraînement complet puis compétition | 39 à 52 semaines | 1 |
Chaque critère porte sa cible chiffrée et la mesure qui le renseigne. En phase 3, la flexion complète à 130 degrés et un périmètre de cuisse revenu à moins de 2 cm du côté sain. En phase 4, un indice de symétrie du quadriceps à 80 pour cent et un single hop à 85 pour cent. En phase 5, un score ACL-RSI de 65 sur 100 et un ratio ischios sur quadriceps de 0,55. Le dernier critère, en phase 6, est la validation de votre professionnel référent : la décision de reprise lui appartient, l'application lui apporte les chiffres sur lesquels la prendre.
Ce que change un parcours par critères
Deux personnes opérées le même jour n'atteignent pas la flexion complète à la même semaine. Un parcours calé sur le calendrier fait courir la première trop tôt et retient la seconde trop longtemps. En affichant ce qui manque, critère par critère, l'écran répond à la seule question qui se pose vraiment entre deux séances : qu'est-ce que je dois gagner d'ici la prochaine fois ?
La séance du jour : cinquante-six mouvements guidés
Le programme propose la séance du jour, dans l'ordre, avec les séries, les répétitions et le minuteur intégré. Chaque mouvement de la bibliothèque porte sa consigne d'exécution et la liste des erreurs les plus fréquentes, celles qui transforment un exercice utile en séance douloureuse. Cinquante-six mouvements couvrent l'ensemble du parcours, du pompage de cheville des premiers jours aux sauts unipodaux de la reprise, et se débloquent au fil des phases.
En fin de séance, trois réponses suffisent : ce qui a été fait, l'effort ressenti de 0 à 10 et la douleur du genou après l'effort. Ces trois chiffres alimentent l'ajustement des jours suivants. Un jour de repos déclaré reste un jour du programme, pas un trou dans le suivi. L'écran de séance s'ouvre hors ligne, parce qu'une salle en sous-sol n'a pas de réseau.
Les mesures : dix grandeurs et un contrôle de plausibilité
Ce sont les mesures qui font avancer les critères. L'application en suit dix : flexion et extension en degrés, quatre périmètres de cuisse et de mollet en centimètres (10, 15 et 20 cm au-dessus de la rotule, plus le tour de rotule et le tour de mollet), le poids, le temps d'appui monopodal, et le test du flot gradué de 0 à 3 pour le gonflement.
Chaque grandeur est bornée. Une valeur en dehors des bornes physiologiques est refusée, et un écart trop grand avec la mesure précédente demande une confirmation explicite avant d'être enregistré : quatre centimètres de tour de cuisse gagnés en une semaine sont presque toujours un mètre ruban mal placé, pas un muscle qui a poussé. Le côté opéré se saisit toujours avec le côté sain dans la même séance : c'est la comparaison qui a un sens, pas la valeur seule. L'indice de symétrie entre les deux côtés se calcule automatiquement et alimente directement les critères de force des phases 3 à 5.
Les tests de terrain et de laboratoire
Les tests de saut se saisissent jambe par jambe : single hop, triple hop, saut croisé, saut sur six mètres chronométré. Les résultats d'isocinétisme apportés par un centre se rangent au même endroit que le reste, en couple maximal quadriceps et ischios, ce qui alimente le ratio ischios sur quadriceps. Les valeurs d'isométrie et le temps d'appui monopodal complètent la série. Tout est conservé avec sa date : c'est la progression qui compte, et une valeur isolée ne dit rien d'une trajectoire.
Sept questionnaires validés
Les chiffres du genou ne disent pas tout. L'application intègre sept questionnaires utilisés en recherche clinique et en consultation :
- SANE, l'évaluation numérique unique : où situez-vous votre genou, de 0 à 100 pour cent d'un genou normal.
- KOOS, douleur, symptômes, activités de la vie quotidienne et qualité de vie.
- ACL-RSI, la confiance au retour au sport, qui est aussi un critère de passage en phase 5.
- IKDC subjectif, le score fonctionnel de référence après reconstruction.
- Lysholm, la gêne au quotidien : instabilité, blocages, escaliers.
- Tegner, le niveau d'activité, avant la blessure et aujourd'hui.
- PHQ-2, deux questions sur le moral : une rééducation longue pèse, et ce poids se mesure.
Les photos, avec le calque de la précédente
Cicatrice, genou de face, genou de profil. Au moment de prendre la photo, la précédente s'affiche en calque pâle : vous alignez le genou dessus. Sans ce cadrage identique, deux photos ne se comparent pas et la série ne veut rien dire. Les images restent dans votre compte et ne partent nulle part tant que vous ne partagez rien.
Le bilan à montrer en consultation
Le bilan se génère juste avant le rendez-vous et prend les chiffres du jour : phase en cours, critères atteints et manquants, dernières mesures des deux côtés, indices de symétrie, tests, scores des questionnaires et assiduité des dernières semaines. Il s'imprime ou se partage par un lien. Vous choisissez ce que ce lien montre, et il se coupe quand vous le décidez. Le quart d'heure de consultation commence alors sur des données, pas sur un effort de mémoire.
Votre équipe de soin
Vous invitez votre kiné, votre chirurgien ou votre médecin du sport avec un code à durée limitée que vous générez. Chaque accès affiche ce qu'il voit et se retire d'un geste. Tant que personne n'est invité, personne n'a accès à vos données. Le professionnel voit vos chiffres entre deux séances, sans avoir à vous demander de tout refaire au début de la suivante.
La grille de retour au sport : huit critères
Le retour au sport a sa grille propre, distincte des critères de phase : absence d'épanchement, extension complète, flexion symétrique, indice de symétrie du quadriceps et des ischios à 90 pour cent, ratio ischios sur quadriceps à 0,55, batterie de sauts à 90 pour cent et score ACL-RSI de 65 sur 100. Huit lignes, cochées ou non, avec ce qui manque affiché en clair. C'est la page à poser sur le bureau du chirurgien le jour où la question de la reprise se pose.
Vos données restent les vôtres
L'application s'installe sur le téléphone comme une application et fonctionne hors ligne : les saisies faites sans réseau partent au retour de la connexion. Tout le contenu de votre compte s'exporte au format JSON, mesures, tests, questionnaires, séances et documents compris. La suppression du compte efface l'ensemble.
La bêta française ouvre en 2026
Réservez votre place pour recevoir l'accès dès l'ouverture.
Questions fréquentes
Comment l'application s'articule-t-elle avec les séances de kinésithérapie ?
Elle tient le suivi entre les séances : les mesures, les critères, les tests, les questionnaires et le programme du jour. Votre kiné garde la main sur le contenu du travail, et l'accès que vous lui ouvrez lui donne vos chiffres à jour au lieu d'un récit de mémoire.
Faut-il du matériel pour mesurer ?
Un mètre ruban souple pour les périmètres, un chronomètre pour l'appui monopodal, et le sol pour les sauts. La flexion et l'extension se mesurent en séance avec le goniomètre du kiné, et se saisissent ensuite. Les valeurs d'isocinétisme viennent d'un centre équipé, quand il y en a.
Peut-on l'utiliser sans opération ?
Oui. Le parcours démarre aussi avant une chirurgie programmée, en préparation, ou dans une prise en charge sans opération : ce sont les mêmes mesures et les mêmes critères de force et de symétrie qui guident la reprise.
Que voit le kiné exactement ?
Ce que vous lui ouvrez : la phase et les critères, les mesures et leur évolution, les tests, les scores des questionnaires et l'assiduité. L'écran de gestion des accès affiche pour chaque personne invitée ce qu'elle voit, la durée restante et le bouton pour couper.
Comment sont choisis les critères de passage ?
Ils reprennent les seuils utilisés dans les protocoles par critères : symétrie de force, batterie de sauts, amplitude, absence d'épanchement et confiance mesurée par l'ACL-RSI. Les publications correspondantes sont listées sur la page des sources scientifiques.